MISÉRICORDES. 54. – « Aussitôt Joseph fut tiré de la prison, par ordre du roi » (5). Debout, le sceptre à la main, et accompagné de deux personnages de sa suite, le pharaon s'avance vers la prison, dont un geôlier ouvre la porte, tandis qu'un autre, vêtu d'une robe courte, tailladée sur la poitrine, et tenant un trousseau de clefs, fait sortir Joseph. Les cheveux et la barbe de celui-ci ont fortement poussé (1).
Amené devant le pharaon, Joseph a expliqué les songes. Les sept vaches grasses et les sept épis pleins représentent sept années d'abondance, et les sept vaches maigres et les sept épis vides, sept années de disette qui suivront immédiatement. Le roi fera donc bien d'établir un homme sage et habile pour amasser des provisions pendant les années d'abondance. Émerveillé, le pharaon dit à ses ministres : « Où pourrions-nous trouver un homme plus rempli de Dieu? » Il établit donc Joseph sur toute la terre d'Égypte, le premier après lui-même (2).
Il est vraisemblable que les miséricordes des deux stalles basses faisant suite à celles que nous venons de décrire et qui ont été supprimées au XVIII° siècle, devaient se rapporter à ces faits.

MISÉRICORDES. 55. – La miséricorde qui se trouve à cette place devait évidemment occuper le n°110, qui se trouve de l'autre côté : elle est la suite du fait représenté sur le n°109. Nous la décrirons en son temps.

(5) Gen., XLI, 14.
(1) La Bible (loc. cit.) dit que Joseph fut tondu avant d'être présenté au pharaon
(2) Gen., XLI, 15-41. .