Pour plusieurs des derniers sujets, l'ordre chronologique n'est plus, on ne sait pourquoi, suivi d'une façon rigoureuse.

MISERICORDES. - 105. – Israël avait encore murmuré contre Dieu et contre Moïse, « c'est pourquoi Dieu envoya contre le peuple des serpents enflammés : plusieurs en furent tués et blessés, et ils vinrent à Moïse et lui dirent : Nous avons péché en parlant contre Dieu et contre toi; prie-le qu'il nous délivre des serpents. Et Moïse pria pour le peuple ». Sur l'ordre du Seigneur, il fit un serpent d'airain, et le plaça comme un signe. Ceux qui le regardaient étaient guéris de leurs morsures (5). Le serpent d'airain, figuré par un dragon à deux pattes et ailé, est placé au haut d'une colonne posée elle-même sur un autel carré porté par quatre colonnettes. Moïse le montre de sa verge à des Hébreux qui s'approchent, se débattant contre des serpents qui cherchent à les mordre. Un autre Israélite – on ne sait si c'est par hasard ou avec intention, mais il a un type sémitique admirablement réussi – s'approche du serpent en étendant les bras et fléchissant le genou d'un air qui exprime la reconnaissance. Une femme lui met la main sur l'épaule. La scène se passe au milieu d'une campagne plantée d'arbres, dans le fond de laquelle ou aperçoit deux châteaux flanqués de tours.

(5) Num., XXI, 5-9.