Appuie-mains stalles 103-104. A demi
agenouillé, ce personnage est vêtu d'une saie festonnée
par le bas, à manches bouillonnées et tailladées
aux poignets ; de dessous cette saie s'échappe une jupe
flottant par derrière, et laissant les jambes complètement
dégagées. Il a la tête enveloppée d'une espèce
de béguin à peu près semblable à la petite
coiffe que les hommes portaient au XIII° siècle, par-dessus
lequel est posé un haut chapeau à côtes de melon,
et à bords retroussés. D'une main, il brandit une longue
épée, et de l'autre, il s'appuie sur un écu chargé
d'une tinte de lion et bordé de têtes de clous. II est
fâcheux que l'usure ait défiguré son visage, qui
devait être d'une singulière énergie.
Appuie-mains stalles 104-105. Malgré
quelques détails de son costume et ses formes un peu accentuées,
ce n'est pas plus une femme que le personnage que nous avons vu à
l'appuie-mains 89-90, et avec lequel il présente plus d'une ressemblance;
c'est parfaitement un homme. Sa robe est fourrée; un manteau
à col rabattu est jeté sur ses épaules, et sur
sa tête est une sorte de voile sur lequel est posé un bonnet
carré. Il tient par une courroie un animal à tête
de bouc, à qui il coupe une cuisse au moyen d'une scie à
main.